Actualités

L’agroforesterie, ou l’art de mettre des arbres dans les champs

L’agroforesterie, ou l’art de mettre des arbres dans les champs

Cette semaine, nous souhaitions partager un article clair et éloquent sur l’agroforesterie, présentée par l’auteur comme « une pratique incontournable du Sud ». L’agroforesterie fait depuis 2014 partie intégrante de l’action d’Agroécologie & Solidarité auprès des paysans maliens et sahéliens.

Mélanger des arbres avec des cultures. L’idée peut surprendre et fera bondir plus d’un agriculteur, mais c’est l’essence même de l’agroforesterie : planter des alignements de noyers dans un champ de céréales, cultiver des légumes sous un couvert arboré, entretenir des haies arbustives régulièrement espacées dans un champ, transformer un jardin potager en jardin-forêt, entourer les champs de haies pour former un bocage, faire pâturer des animaux dans un pré-bois…

De nos jours, l’agroforesterie est encore omniprésente dans les pays tropicaux. Le système de culture le plus répandu en Afrique consiste à entretenir des arbres dispersés dans les parcelles et cultiver entre les arbres. On l’appelle parfois « parc agroforestier » ou « agriculture sempervirente », et les arbres qui s’y trouvent ont de multiples usages : bois, nourriture, médicaments, fibres, fourrage, résine, latex, tannin, etc. On en utilise les feuilles, le bois, les fruits, mais aussi les racines, les branches, les fleurs… Dans ces parcelles, les arbres protègent le sol de l’érosion, en améliorent la fertilité, procurent de l’ombre aux plantes qui ne supportent pas le plein soleil, diminuent les effets néfastes du vent, concentrent l’humidité. Ils sont aussi un symbole de statut social et permettent de visualiser les limites de parcelles, de marquer la propriété. Sous l’arbre à palabres, l’Afrique discute et invente.

Nous vous invitons à lire l’intégralité de l’ article d’Emmanuel Torquebiau en suivant ce lien.