Nos valeurs

Parce-que nous sommes convaincus qu’assister n’est pas aider, nous n’entrons pas dans un modèle interventionniste. La démarche dans laquelle s’inscrit l’activité d’Agroécologie & Solidarité est celle de l’autonomisation des populations. Toutes ses actions sont menées en partenariat avec des associations paysannes locales préexistantes. Impliquées et responsabilisées, ce sont ces structures qui dirigent les projets. Les résultats ainsi obtenus sont le fruit de l’émulation des cultures, d’une réflexion commune, et de la motivation réelle des locaux. Cela garantit l’adéquation des programmes avec les besoins spécifiques locaux, et leur ancrage dans la durée.

Formation au compost - 2011

Formation au compost - 2011

 

Les familles paysannes au Sénégal ont un besoin fondamental en eau, qui est leur premier gage d’autonomie. Or, suite à l’agriculture intensive imposée par des occidentaux après la colonisation, les sols démembrés et déforestés se sont totalement épuisés, se compactant et empêchant l’eau de pénétrer dans la terre et de recharger les nappes phréatiques.

 

Agroécologie & Solidarité avec les Peuples du Sahel ne propose pas uniquement des moyens financiers pour la construction de puits agricoles, mais s’appuie sur un projet global incluant la signature d’une charte agroécologique en six points et des formations aux techniques de l’agroécologie et de l’agroforesterie.

Les six points de la charte agroécologique

Diguettes anti-érosives
Diguettes antiérosives

1. Création de diguettes antiérosives et de haies vives.

Les diguettes antiérosives, renforcées par des plants de vétiver, andropogon, henné, manioc, patates douces choisis en fonction du contexte pédoclimatique, retiennent les eaux pluviales et le sol qu’elles charrient. L’eau reste dans la parcelle, et recharge ainsi la nappe phréatique.

 

Constituées d’euphorbes tressées de branches épineuses, les haies vives prohibent la divagation animale et retiennent l’eau des pluies annuelles. Elles empêchent en effet les grands troupeaux qui errent au Sénégal de piller les cultures. Elles recréent ensuite un bocage et un micro-climat, favorables aux cultures et à la diversité environnante.

 
2. Fabrication de compost et de pesticides naturels.

La fabrication de compost est le moyen traditionnellement utilisé pour refertiliser les sols qui ont souffert de l’agriculture intensive. Il est constitué à partir de matière organique, entièrement naturelle et très abondante après l’hivernage. En terme de pesticides naturels, l’arbre traditionnel qu’est le Neem est à la base de la fabrication de produits très efficaces et également gratuits pour le paysan.

 
3. Interdiction de brûler les matières organiques.

Avec l’agriculture intensive, les résidus de culture dans les champs gênaient le travail des machines. Ces résidus étaient donc brûlés au mois de juin, appauvrissant un peu plus les sols. L’association veille aujourd’hui à ce qu’ils soient récupérés et compostés pour refertiliser les terres.

 

La charte agroécologique
La charte agroécologique

4. Interdiction d’utiliser des engrais chimiques, des pesticides dangereux et des motopompes.

Au Sénégal, le milieu est plus fragile qu’en Europe. De ce fait les pesticides et engrais chimiques, en plus d’être très couteux pour les paysans, détruisent très rapidement les sols et leurs écosystèmes. L’usage des motopompes est aussi prohibé afin de préserver la ressource en eau et d’en assurer une gestion équitable.
 

5. Pratiquer la reforestation en saison humide, avec les plants offerts par l’association.

La reforestation est évidemment essentielle pour le pays et permet de recréer de véritables oasis dans lesquelles les familles vivent à nouveau de façon autonome. De plus, elles forment une barrière efficace face à l’érosion éolienne qui sévit de plus en plus. La reforestation favorise le développement de la biodiversité en général.

 
6. Pratique du sous-solage et plantation d’euphorbe sur les pentes versantes des grands champs.

Le sous-solage permet de décompacter les sols en profondeur, permettant ainsi à l’eau de s’infiltrer et de recharger les nappes phréatiques. Les plantations d’euphorbe retiennent les eaux de ruissellement et la terre qu’elles charrient.

Télécharger la charte agroécologique