Le fondateur

Pierre Gevaert, initiateur du projet SPS

Pierre Gevaert, fondateur de SPS

Né en 1928, Pierre Gevaert s’impose rapidement comme un pionnier dans le monde de l’agrobiologie, de l’écologie et de l’alimentation complète biologique.Fondateur et responsable de l’entreprise agroalimentaire LIMA pendant 30 ans, il eut une façon atypique de gérer, se négligeant souvent lui-même afin de mieux payer ses collaborateurs. Lorsque les bénéfices industriels s’annonçaient bons, il préférait rémunérer davantage les agriculteurs bio que ses actionnaires.

 

Agriculteur dans l’âme, il comprenait bien les problèmes des paysans et en particulier ceux en agriculture biologique. Sa faculté visionnaire d’anticiper les événements et son opinion sur l’impact néfaste de l’industrialisation sur l’agroéconomie et les écosystèmes lui donnent souvent raison, mais il reste très touché et meurtri par l’attitude passive de la société.

 

A partir de 1962, il donne en Belgique et un peu partout dans le monde des conférences sur l’écologie, l’agriculture biologique, l’alimentation naturelle, qu’il contribue également à faire connaître par des articles dans la presse spécialisée.

 

Dès 1979, il joue un rôle important dans l’organisation de la filière biologique et ses travaux servent de base à l’élaboration des réglementations officielles. En 1993, il est l’initiateur d’un écovillage dans le Lot-et-Garonne.

Son action au Sénégal

vidéo avec le fondateur

vidéo avec le fondateur

Il sillonne à 80 ans les villages du Sénégal pour y marier la renaissance des traditions ancestrales avec les apports modernes de l’agroécologie. Lors des conférences qu’il donne dans les écoles, il insiste sur les effets de l’adoption du riz blanc, du pain blanc et du sucre blanc, qui minent la santé publique et l’économie, alors que les sénégalais disposent de leurs propres productions de mil et de sorgho ; deux céréales complètes qui possèdent un équilibre nutritionnel optimal.

 

Il sensibilise également les jeunes à l’obsolescence de certaines traditions auxquelles ils croient devoir obéir (surnombre d’enfants par femmes, agrandissement des troupeaux sur des zones déjà surpâturées…) en oubliant qu’une tradition doit toujours être au service de la vie et s’inscrire dans la durée et non le contraire.

 

Son action en Afrique sahélienne lui a donné un moral de fer car dans les villages parmi les plus pauvres au monde, il existe justement cet esprit collectif et solidaire.
 
Il pense donc que ces dizaines de milliers de villages sahéliens doivent être aidés en priorité. D’autant plus qu‘ils ne sont pas entièrement responsables de la désertification, laquelle a commencé lors de la colonisation.