Rapports

Extrait : Se convertir à l’agroécologie, c’est améliorer la capacité d’un système à retrouver et à maintenir son équilibre après un impact. D’abord en cherchant à conserver une vitalité propre au système, mais aussi en permettant aux usagers de bénéficier de rendements plus stables tout au long de l’année, de réduire leur dépendance vis-à-vis des apports extérieurs, et d’adopter un régime plus varié et nutritif.
C’est donc réduire les risques de mauvaises récoltes et d’insuffisance alimentaire.
Pour autant, tout exercice de reconversion agricole est un processus délicat occasionnant des coûts de transition et l’acquisition de nouvelles techniques. Le passage à un système agroécologique totalement opérationnel requiert plusieurs années. Il implique des investissements humains et financiers, des changements dans les pratiques de production et les habitudes de consommation, et s’accompagne d’incertitudes en termes de résultats productifs et économiques au cours de la phase transitoire. Autant d’éléments qui représentent une prise de risque pour les familles paysannes volontaires à la conversion.
Comment dépasser ces réticences au nom de l’intérêt général ? Quels leviers utiliser pour accompagner les paysans sahéliens dans la prise de risque d’une reconversion agroécologique ?

Telle est la question centrale de cette étude.

 

Extrait : Le centre « Elhadji Hamath Hane » a accueilli de janvier à avril dernier 2013 une première formation d’animateurs en agroécologie. Coordonnée par les associations partenaires AFAFA et Terre & Humanisme, et soutenue par Agroécologie & Solidarité, cette expérience a rencontré un franc succès et augure de belles avancées dans la diffusion de l’agroécologie au Sahel.